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Au début de l’année 1943, le diocèse de Saint-Boniface acquiert le magasin « Piggly Wiggly », actuellement le nettoyeur Quinton à l’angle du chemin Sainte-Marie et de l’avenue Vivian, afin d'y installer un nouveau lieu de culte pour la population francophone de Saint-Vital-Nord et de Norwood. Tout en gardant ses responsabilités comme procureur du diocèse, l’abbé Joseph Robert est chargé de la communauté naissante. Lentement, les paroissiens transforment le magasin en petite chapelle. Le dimanche 21 Au mois de mai 1944, une dame fait le don d'une statue de la Sainte Vierge. À cette occasion, l’abbé Robert rappelle aux paroissiens que la chapelle est sous le vocable de cette grande sainte. Mgr Georges Cabana fait sa première visite pastorale le 28 mai et confirme douze enfants. Le premier mariage est célébré le 4 novembre, celui entre Adélard Morier et Élisabeth Murray. Au début de février 1946, l’abbé Robert fonde la chapelle de Norwood (Paroisse du Précieux-Sang). L’abbé Louis Bédard est chargé du service de Sainte-Marie. Les limites de la paroisse sont fixées : au nord, l’avenue Carrière, au sud, la rue Fermor, à l'est, la rivière Seine et à l'ouest, la rivière Rouge. L’abbé Bédard, qui réside à l'archevêché, fait le « taxi » matin et soir pour les deux religieuses qui enseignent à l'école. L'école regroupe maintenant une soixantaine d'élèves de la première à la septième année. À la fin de février 1948, la chapelle est confiée aux Pères Franciscains et le père Amédée Houle est nommé desservant. Puis, c'est jour de fête : « Le 22 août, fête du Cœur immaculé de Marie, Son Excellence Monseigneur Georges Cabana, archevêque-coadjuteur de Saint-Boniface, érigeait notre desserte Sainte-Marie en paroisse canonique. L'autorité diocésaine nous donne ainsi une marque de confiance et espère que nous saurons nous acquitter dignement de nos devoirs de catholiques et que nous soutiendrons généreusement notre église et les œuvres de notre paroisse » (La Liberté 31.8.51). La paroisse reçoit le nom de « Sainte-Marie de Saint-Vital » et sa fête patronale est fixée à l'Assomption, soit le 15 août. Par la même occasion, le père Houle est nommé curé. Le père Houle quitte la paroisse en 1955 et est remplacé par le père Fidèle Chicoine. Les paroissiens sont activement à la recherche d'un terrain pour construire une église et une école. Ainsi, M. Noé Rodrigue est prêt à donner un terrain au 709, chemin Sainte-Marie, mais les autorités civiles refusent, prétextant en avoir besoin pour agrandir le terrain de l'école Varennes. En 1957, « après deux ans de négociations laborieuses avec la municipalité Saint-Vital, la paroisse Sainte-Marie devient propriétaire d'un terrain de 58 981 pieds carrés, soit une acre et trente-quatre centièmes, en bordure de la rue DesMeurons entre les avenues Vivian et Morier. » Avec ce nouvel espoir arrive, le 6 mars, un nouveau curé, l’abbé Ubald Lafond, avec la mission de construire. Au mois de juin, nous lisons dans La Liberté : « On commencera bientôt la construction d'une nouvelle église-école de la paroisse Sainte-Marie […] l'école […] abritera deux grandes salles de classe, une petite salle, un bureau pour le personnel, un bureau pour M. le curé, et une salle de chaufferie. L’édifice de culte se prolongera plutôt dans le sens est-ouest, ayant 34 pieds de largeur et 100 À la mi-août 1959, l’abbé Lucien Roy devient curé de la paroisse. Il est remplacé le 12janvier 1960 par l’abbé Roland Bélanger. Avec la collaboration des paroissiens, l’abbé Bélanger fait agrandir l'école en construisant la section à deux étages en 1961 et 1962. Avec l’augmentation des locaux et du nombre des élèves, il embauche les premiers professeurs laïcs. Un club social très actif contribue largement au succès de l'école et de la paroisse. L’abbé Bélanger est remplacé par l’abbé Azarie Gauthier le 15 juillet 1966, après six ans. En septembre 1967, les écoles Sainte-Marie et Saint-Eugène se partagent la population d’élèves. En 1968, l'école Sainte-Marie est reconnue par le ministère de l’Éducation et fait désormais partie de la Division scolaire de Saint-Vital. L’abbé Louis Laurencelle prendra charge de la paroisse entre septembre 1969 et août 1970. Il sera remplacé par l’abbé Pierre Raymond. En 1974, l'école Lavallée ouvre ses portes pour accueillir l'ensemble des élèves francophones de Saint-Vital ; l'école Sainte-Marie ferme les siennes et un comité est mis sur pieds pour étudier la possibilité de réaménager les bâtiments et le terrain en vue d'une église plus grande. Ce projet intéressera les paroissiens plusieurs années mais ne pourra être réalisé. C'est alors qu'en 1980 la décision est prise de rénover l’intérieur de la présente église. En août 1981, l’abbé Claude Blanchette remplace l’abbé Pierre Raymond qui quitte la paroisse après douze années de service. Les locaux de l’ancienne école sont loués en partie au collège communautaire Red River. En 1983, M. l’abbé Robert Campeau dédicace la paroisse à la patronne sainte Marie, Mère de Dieu, fêtée le 1er janvier. M. l’abbé Lucien Roy, de nouveau curé de la paroisse, meurt subitement le 11 août 1989. Une veillée de prières a lieu à l’église. Aidé de l’abbé Gilbert Gariépy, l’abbé Marcel Carrière remplace l’abbé Roy jusqu’à la nomination de l’abbé Gérard Dionne, en 1990, prêtre responsable de la Mission catholique lao. Au mois de juillet 1992, les locaux de l’ancienne école accueille le Centre Miriam, œuvre des Filles de la Croix. Nombreux sont ceux qui ont prêté main-forte pour organiser les célébrations du 50e Depuis juillet 1998, la Mission catholique lao, ayant déménagé de l’ancien Petit Séminaire, partage l’église avec les paroissiens. Les paroissiens essaient de vivre leur énoncé de mission : Vivre l’Évangile, notre foi, dans la fraternité et la simplicité, par le service, le bénévolat et les vivantes liturgies, pour collaborer à la construction du Royaume. Le Conseil de pastorale (CPP) regroupe les aspirations et les intérêts de l’ensemble des paroissiens. Au besoin, une équipe prépare des assemblées dominicales en attente de la célébration eucharistique (ADACE). Les membres du comité des affaires économiques (CAÉ) assurent la gestion financière et les services environnementaux. Le travail de coordination des services liturgiques (accueil, chant, lectures, décor, autel, communion, liturgie avec enfants) facilite le déroulement des célébrations. Des bénévoles font l'entretien ordinaire des locaux. Enfin, la paroisse Sainte-Marie est bien vivante ; il existe beaucoup d’entraide, d'enthousiasme et de participation. |
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